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Comprendre les cinq questions que se posent les enfants au sujet du deuil

  le 02 mars, 2021

Les enfants sont intelligents, observateurs et ont tendance à savoir que quelque chose se passe dans le monde des adultes, même si on ne leur dit rien.

Lorsque les enfants sont tenus à l’écart des questions au sujet de la maladie et de la mort, ils peuvent tirer leurs propres conclusions erronées à l’aide de leur imagination, ou ils peuvent entendre l’information de quelqu’un d’autre.

Les enfants peuvent également s’inquiéter davantage, avoir du mal à faire confiance et décider que la mort n’est pas un sujet dont il faut parler. Il est préférable de fournir aux enfants des informations directes et factuelles adaptées à leur âge, leur développement et leur maturité.

Les conversations avec des adultes bienveillants aident les enfants à comprendre la maladie et la mort, facilitent l’expression de leurs sentiments et de leur chagrin, et ouvrent la porte aux questions et aux préoccupations des enfants. (source)

Lorsqu’ils apprennent la nouvelle d’une maladie grave et potentiellement mortelle, les enfants ont tendance à se poser plusieurs questions, connues en anglais sous le nom de « 5 C » (Nicky Seligman, Heart House Hospice). Ces questions sont les suivantes :

  • L’ai-je provoqué ?
  • Est-ce que je peux l’attraper ?
  • Aurais-je pu la guérir ?
  • Qui va s’occuper de moi ?
  • Comment puis-je rester en contact avec la personne ?

Répondre à ces questions peut contribuer à mettre les enfants à l’aise et à réduire leurs possibles inquiétudes.

Le fait de partager de manière simple des informations adaptées au développement de l’enfant sur la maladie, telles que son nom, sa cause (si elle est connue), ses effets et ses traitements peut l’aider à comprendre les trois premières questions.

Il est important de faire attention au langage que vous utilisez pour dire aux enfants ce qui se passe. Les jeunes enfants pensent de manière littérale et peuvent mal comprendre des expressions telles que « au ciel » et « parti ».

Il est préférable d’utiliser les termes « mourant », « mort », ou d’expliquer que le corps de la personne « a cessé de fonctionner et ne fonctionnera plus jamais parce que… ». Nommez la maladie qui a causé la mort de la personne. Le fait de donner des informations sur la maladie aide les enfants à comprendre qu’il s’agit d’un événement plus grave qu’un mal de ventre ou une grippe qu’ils ont pu ressentir dans le cadre de leur propre compréhension de ce que signifie « être malade ». (source)

À la question « Qui va s’occuper de moi ? », votre enfant s’interroge probablement sur la façon dont ses habitudes vont changer. Vous pouvez répondre à cette question en disant quelque chose comme « Grand-papa t’emmènera à l’entraînement de hockey à partir de maintenant » ou « Tante Maryse viendra te chercher à l’école ».

Vous pouvez rassurer votre enfant en lui disant que, même si les choses sont différentes, il est toujours très aimé et ses proches s’occuperont toujours de lui.

En répondant à la question « Comment puis-je rester en contact avec la personne ? », vous pouvez proposer à votre enfant des moyens pratiques de continuer à participer à la vie de la personne, par exemple en lui faisant des dessins, en lui écrivant des lettres, en décorant sa chambre, en lui lisant des histoires, en écoutant de la musique, en ayant des conversations avec elle, ou toute autre activité que vous jugez appropriée.

Si l’on s’attend à ce que la personne décède, les enfants peuvent être intéressés par la manière dont ce lien peut se poursuivre après la mort, par exemple en partageant des souvenirs, en regardant des photos, en créant des souvenirs et en concevant des activités commémoratives.

Le fait de savoir qu’une personne est en train de mourir permet à l’enfant de donner un sens aux changements qu’il observe, de passer du temps avec la personne aimée, de se sentir inclus dans le processus de deuil de la famille et de décider de la manière dont il souhaite faire ses adieux.