La vie est courte, volez beaucoup ! Le témoignage de Tom Hartai

  le 01 décembre, 2021

Tom Hartai est un survivant de tumeur cérébrale. Avec son épouse, Nancy, ils sont les fiers propriétaires/exploitants de deux magasins de vêtements : Brigitte Fashions et Thomas H. Fine Menswear, situés à Exeter, en Ontario, au Canada. Leur autre magasin, Thompson’s Ladieswear, est situé à Bobcaygeon, en Ontario.

En 2010, on a diagnostiqué à Tom une tumeur de type méningiome. Tom a été impliqué dans un accident de voiture avant son diagnostic. Alors qu’il rentrait chez lui en voiture, il a soudainement commencé à se sentir étourdi. Tom a alors perdu connaissance et a percuté une clôture et un panneau « Danger, eau profonde », avant de heurter un arbre. Son véhicule a été partiellement submergé dans un marécage. Il s’est réveillé et a été interrogé par un agent de la Police provinciale de l’Ontario, mais tout ce qu’il a pu répondre, c’est « Je ne sais pas… ». Tom a été accusé d’une infraction au Code de la route. Une lettre officielle lui a alors été envoyée, indiquant que ses permis de conduire automobile et aérien étaient suspendus.

Son neurologue lui demande alors de passer une IRM. Tom a l’impression de recevoir un coup de massue lorsque le médecin lui annonce qu’il a une tumeur cérébrale mesurant 5 cm de diamètre, soit à peu près la taille d’un petit kiwi ! Un méningiome était en train de se développer dans son cerveau. Il venait d’avoir 46 ans. Il a collaboré avec son incroyable équipe médicale et a convenu que la chirurgie était la meilleure option pour obtenir le meilleur résultat. Il ne pouvait pas croire ni imaginer qu’il allait subir une opération de 8 heures !

« Ma vie s’est complètement arrêtée », dit Tom.

Malgré toutes les émotions que l’on peut éprouver, il a commencé à se sentir à l’aise et confiant face à l’opération. L’intervention était maintenant dans 4 semaines. Tom s’est dit : « Ce n’est plus de mon ressort ».

L‘opération fût un succès, et il ne tarit pas d’éloges sur l’équipe médicale! Avec sa cicatrice de combat, il est sorti de l’hôpital en deux jours et a repris ses activités en deux semaines. Quarante-six agrafes ont refermé l’énorme incision sur sa tête. Pour lui, chaque agrafe représentait une année de sa vie. « Quelle coïncidence », dit Tom en souriant.

L’IRM de suivi est claire, mais ses privilèges de conduite automobile et aérienne sont suspendus pour deux ans. Tom fait appel, gagne la décision et obtient son permis de conduire en neuf mois. Pour son permis d’aviation, cependant, il s’est avéré beaucoup plus difficile de faire annuler la décision. Transports Canada lui a dit qu’il ne pourrait probablement plus jamais piloter un avion. Il lui fallut près de trois ans et demi et une autorisation médicale, mais pu voler à nouveau. En raison d’un problème médical, les accusations portées contre Tom furent rejetées. Tom est l’un des 10 pilotes canadiens diagnostiqués avec une tumeur au cerveau à être réintégrés, et il est actuellement le président d’une section locale de la COPA 177, créée il y a plus de dix ans.

« Un jour, je volerai ! » s’était-il promis, à un très jeune âge. À 39 ans, il a obtenu sa licence de pilote, et est le fier pilote de son Cessna 172. La COPA est composée de pilotes, de passionnés d’avions et d’aviation. « Chaque minute que je passe à voler, j’adore ça », s’exclame-t-il. Tom s’est engagé dans l’armée lors de sa dernière année de lycée et a servi dans les Forces canadiennes tout en fréquentant l’Université Brock.

Leur aéroport d’attache est basé à Sexsmith, en Ontario, au Canada. Le groupe recueille des fonds pour diverses organisations caritatives, dont la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales. Les événements comprennent une épluchette de maïs et un petit déjeuner annuel. Un fonds de bourses pour les pilotes est disponible pour les jeunes intéressés à obtenir leur licence d’aviation.

« La vie est courte, volez beaucoup ! » est l’une des devises de Tom.

Il aime entrer en contact avec de nombreuses personnes dans la vie. « On reçoit en retour ce que l’on donne. Les personnes et les organisations ont été là pour moi lorsque j’avais besoin d’aide. On fait bouger les choses en trouvant un équilibre et en jonglant entre la famille, les affaires, les œuvres de charité et l’engagement communautaire ». Il a également consacré son temps au Lion’s Club, pendant plus de trois décennies.

Tom a entendu parler de la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales pendant son rétablissement à l’hôpital, alors qu’il a trouvé leur lien dans une brochure. La Fondation canadienne des tumeurs cérébrales a joué un rôle important dans ses efforts de sensibilisation et de collecte de fonds. Lorsqu’il s’est complètement rétabli, il a voulu faire quelque chose pour rendre la pareille en raison de tout le soutien qu’il avait reçu. Tom ne peut s’empêcher de dire « qu’il y a tellement d’énergie positive à la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales ». Il continue d’apporter son soutien à ce jour. « C’est une organisation formidable qui continue à faire un travail fantastique à bien des égards et à donner de l’espoir », affirme Tom. « Vous ne savez jamais quand on vous diagnostiquera une tumeur cérébrale. Vous n’êtes pas seul, et vous n’avez pas besoin de traverser cette épreuve tout seul. Un énorme réseau de soutien existe! ».

Tom possède de nombreuses raisons pour lesquelles il recueille des fonds pour la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales. « Les fonds sont nécessaires pour poursuivre la recherche et offrir du soutien aux 55 000 Canadiens atteints d’une tumeur cérébrale et leurs familles. Mais aussi pour honorer les êtres chers disparus, donner de l’espoir et être là pour les patients afin qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas seuls ». Ses efforts et ses contributions généreuses continuent d’être reconnus et salués, et il est humblement touché par le soutien qu’il reçoit.

Tom a évoqué les fois où il a été invité à prendre la parole lors de conférences médicales. Il n’oubliera jamais d’être monté sur scène et d’avoir été interrogé sur ses expériences liées à son méningiome. « Je ne suis qu’une personne ordinaire », se souvient-il, « et ces professionnels de la santé et ces patients m’interrogeaient sur mon parcours ».

Selon Tom, « il faut de la volonté, du désir, de la détermination et des outils faciles à utiliser pour lancer des campagnes de collecte de fonds ». Tom recommande la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales comme une excellente ressource pour lancer une campagne de collecte de fonds. Il se rend dans le sud de l’Ontario, à London, avec son équipe « South Huron Heading for Hope » pour participer à la marche annuelle de la fondation. « Il s’agit de se réunir en groupe une fois par an à London pour aider à sensibiliser les gens », explique-t-il. Les incroyables membres de cette équipe ont collectivement recueilli 100 000 $ pour la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales au cours des dix dernières années ! M. Hartai a créé et lancé un coton ouaté à capuche unique, bleu marine, portant la signature « Canada Forever HIP ». Il les vend pour donner de l’espoir et offrir du soutien à la communauté. Il est indéniablement fier de dire qu’il a expédié plus de 650 cotons ouatés à capuche dans le monde entier ! L’argent est versé à la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales. Le site web « À votre façon » (www.adieutumeurscerebrales.ca) a contribué au succès des ventes. Tom a remarqué une augmentation des commandes lors de la promotion des cotons ouaté à capuche par l’organisation.

Tom termine son témoignage par quelques citations motivantes qu’il applique quotidiennement, lorsqu’il s’agit de se soucier des autres et de leur donner ce dont ils ont besoin : « Inspirer et aider », « Écouter les gens », « Personne ne devrait être seul », « Une goutte dans un verre d’eau peut provoquer une grande vague » et enfin, « Imaginez un remède ! ».

Grâce à des personnes comme Tom Hartai, les personnes atteintes d’une tumeur cérébrale pourront bénéficier d’une aide permanente. Il donne généreusement de son temps pour offrir de l’espoir, sensibiliser la population et recueillir des fonds pour les patients, les survivants et les familles.

Au nom de la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales :

Merci M. Tom Hartai !