Anne Megahy – Toronto, ON

  le 09 mai, 2022

Un matin de 1992, Anne Megahy faisait des courses avec son mari et elle s’apprêtait à lui rappeler quelque chose au moment où ce dernier allait entrer dans un magasin.

« Tout à coup, c’était le néant ; aucune pensée, aucun mot, et aucun souvenir », se souvient-elle. « Je suis tout de même restée debout, et j’ai suggéré que nous rentrions à la maison ».

Tandis que son mari se préparait pour aller travailler cet après-midi-là, Anne a noté les mots qu’elle allait ensuite vérifier après son départ.

« Les mots n’avaient aucun sens. Il s’agissait simplement de « formes » qui n’étaient pas du tout des mots. Je l’ai dit à ma fille et j’aurais laissé tomber si elle ne m’avait pas convaincue d’en parler à mon médecin », déclare-t-elle.

Son médecin l’a envoyée en consultation auprès d’un neurologue, puis lui a pris rendez-vous afin de lui faire passer un scan. Le scan a révélé un important méningiome dans la partie frontale droite de son cerveau. Une intervention chirurgicale a été rapidement planifiée.

« Mon opération a été un succès et j’ai récupéré rapidement, mais pourquoi ne pouvais-je pas m’arrêter de pleurer ? Pas d’émotion, juste des larmes », se souvient Anne, dont les crises de larmes duraient souvent plusieurs jours d’affilée. Entre-temps, elle a communiqué avec la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales, et elle estime que son association avec la Fondation a été une démarche positive et témoigne d’une amitié indéfectible.

« Les rencontres de survivants ont été un atout considérable pour mon rétablissement, car j’ai rencontré des personnes qui étaient passées par là, et j’ai pu constater leur attitude positive », exprime-t-elle avec gratitude. La Fondation a également organisé la marche annuelle au parc Sunnybrook, ce qui a permis à Anne et à toute sa famille de participer à diverses activités en plus de la marche.

« Je suis devenue une collectrice de fonds et j’ai apprécié cette « fonction » tout au long de notre présence au parc Sunnybrook », dit-elle.

À cette époque, son fils était agent de police. Anne se souvient que plusieurs de ses collègues se joignaient à lui chaque année. Ces derniers se présentaient en uniforme et étaient prêts à rendre service, quelle que soit la fonction qui leur était assignée.

« Pendant notre participation au Spring Sprint, j’ai été entourée d’un soutien exceptionnel – de la part des membres de ma famille, de mes amis, de leurs collègues et des étudiants. Nous avons couru, marché, et ces derniers applaudissaient tout le monde qui franchissait la ligne d’arrivée », souligne Anne, reconnaissante envers leur enthousiasme et leur dévouement.

En 1996, on a détecté une deuxième tumeur, qui a nécessité une nouvelle opération.

Quinze ans plus tard, en 2011, une troisième tumeur a été découverte et traitée au moyen du Gamma Knife. Depuis, Anne n’a plus de tumeur.

Au nom de la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales et de la communauté des personnes touchées par une tumeur cérébrale :

Merci, Anne Megahy !

Apprenez-en plus sur la Marche des tumeurs cérébrales et inscrivez-vous à l’événement au www.marchetumeurscerebrales.ca!