Lori Wilson – Calgary, AB

  le 16 mai, 2022

Il y a 20 ans, en juin, Lori Wilson a appris, avec son mari à ses côtés, qu’elle avait une grosse tumeur cérébrale qui devait être enlevée.

« Ce n’était pas le vrai début de notre parcours, et je dis « notre » parce que ce diagnostic affecte non seulement la personne qui en est atteinte, mais aussi sa famille », déclare Lori, dont le parcours familial a commencé en 1975. Son père a reçu un diagnostic de tumeur cérébrale non maligne et est malheureusement décédé à l’âge de 42 ans. Lori n’avait que 10 ans à l’époque.

« De nombreuses années ont passé, et j’ai commencé à me sentir mal. J’avais de nombreux symptômes, pour la plupart desquels nous semblions trouver une explication raisonnable », se souvient-elle.

Cependant, de trop nombreux autres signes ne pouvaient être expliqués, comme des maux de tête intenses, qui étaient une caractéristique constante de sa vie quotidienne.

« Sur une échelle de 1 à 10, ils étaient bien au-dessus de 10. Je les compare à des maux de tête provoqués par la consommation trop rapide d’une “sloche” glacée », explique Lori.

Après plusieurs années marquées par une aggravation continue des symptômes et des maux de tête intenses, et après s’être entendu dire qu’il s’agissait simplement d’une migraine, Lori a finalement passé un scan. Lors de ce rendez-vous, Lori a reçu le diagnostic de deux tumeurs cérébrales. Elle a été transportée en ambulance pour rencontrer son neurochirurgien dans un autre hôpital. Le lendemain matin, elle a été opérée pour qu’on lui retire la grosse masse de 7 cm.

« Le plan était de s’occuper d’abord de la plus grosse et de traiter l’autre plus petite quelques mois plus tard. Mes tumeurs sont des méningiomes non malins, bien que les tumeurs non malignes s’accompagnent également de problèmes. Évitons de faire des distinctions entre les tumeurs malignes et non malignes », déclare Lori.

Les choses ont changé lorsque, six mois après son opération, son beau-père a reçu le diagnostic d’une tumeur maligne et a malheureusement perdu son combat trois mois plus tard.

Deux ans après sa première opération, Lori avait prévu d’en subir une deuxième. À cette époque, elle était entre sa première et sa deuxième année d’université en vue de décrocher son diplôme d’infirmière.

« Les choses se sont bien passées, et notre vie a poursuivi son cours. Puis, 14 ans après avoir reçu mon premier diagnostic, mon IRM de suivi régulier a révélé sept nouvelles croissances. La famille a encaissé un autre coup lorsque mon beau-frère a reçu un diagnostic de tumeur non maligne il y a six ans », se souvient-elle.

Lori passe régulièrement des IRM de suivi. Elle et sa famille continueront à surveiller l’évolution des tumeurs, ainsi que l’apparition éventuelle de nouvelles tumeurs. Comme le diagnostic initial a révélé la présence de deux tumeurs cérébrales, la probabilité d’apparition et de récurrence de tumeurs multiples est plus élevée.

« Si nous devons subir d’autres interventions chirurgicales, nous y ferons face. Pour l’instant, nous restons positifs et essayons de vivre avec ce que j’ai toujours appelé notre « nouvelle normalité » », dit-elle.

En tant que coordonnatrice de son groupe de soutien local, Lori aime rendre service à la communauté.

« Nous participons à la Marche des tumeurs cérébrales depuis de nombreuses années et nous avons eu le plaisir de rencontrer des personnes extraordinaires au fil des ans », s’exclame-t-elle.

« Avec mon mari et ma famille, nous espérons qu’un jour on trouvera un remède, pour que personne n’ait à entendre ces mots que nous avons entendus trop souvent. »

Au nom de la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales et de la communauté des personnes touchées par une tumeur cérébrale:

Merci! Lori Wilson!

Apprenez-en plus sur la Marche des tumeurs cérébrales et inscrivez-vous à l’événement au www.marchetumeurscerebrales.ca!