Métamorphose – L’histoire de Katt

  le 25 avril, 2020

Assister à une Marche des tumeurs cérébrales a été l’une des meilleures décisions que Katt Szedetzki a prise, alors qu’elle se remettait de son opération réalisée durant l’hiver 2019. Cet événement lui a permis de constater qu’elle n’était pas seule dans son parcours avec une tumeur cérébrale.

C’est le message que Katt aimerait transmettre à toutes les personnes touchées par une tumeur au cerveau.

Katt est notre contact média pour la Marche des tumeurs cérébrales de Kitchener-Waterloo en 2020. En l’espace de cinq mois, Katt est passée de n’avoir aucune idée qu’elle avait une tumeur cérébrale à s’inscrire à la marche de Kitchener-Waterloo après avoir subi son opération au cerveau.

« J’étais définitivement un peu dépassée l’année dernière, alors que je participais à ma première marche très tôt après avoir reçu mon diagnostic et juste après ma chirurgie », dit-elle. « Mais j’étais très motivée à l’idée à y participer et cela a été une très bonne chose pour moi. Rencontrer des gens et entendre leurs témoignages m’a été d’une aide précieuse pour ma guérison et mon acceptation de cette maladie inconnue. »

Je savais qu’il y avait de l’espoir.

Le parcours de Katt en est un de métamorphose, à la fois physique et mentale.

Un jour, elle célébrait le fait d’avoir perdu 60 livres grâce à son programme de fitness. Le lendemain, une crise d’épilepsie la prenait par surprise et changeait complètement sa vie.

La crise a eu lieu tout juste après que Katt ait déposé sa fille à l’école. Elle s’arrêta quelques instants pour saluer un professeur dans le couloir, et se réveilla quelques minutes plus tard dans une ambulance.

La crise a été causée par une tumeur neuroépithéliale dysembryoplasique, ou DNET – une tumeur de bas grade présentant l’un des taux de survie les plus élevés. Les médecins ont pu retirer 98% de sa tumeur, qui avait atteint la taille d’une clémentine.

Depuis, Katt a utilisé le pouvoir des médias sociaux pour éduquer les autres sur son parcours avec une tumeur cérébrale. Elle a réalisé des vidéos YouTube très puissants dans lesquels elle décrit le jour de sa crise, son diagnostic et son opération. Sa page Instagram (@kattszed) allie harmonieusement son amour de la musculation et de la chasse à son parcours avec une tumeur cérébrale.

Le calendrier de récupération de Katt est pour le moins impressionnant.

Sa crise épileptique et son diagnostic ont eu lieu en janvier 2019. Elle a été opérée en février.

En avril, elle était de retour à la chasse à la dinde et, en mai, elle participait à la Marche des tumeurs cérébrales de Kitchener-Waterloo.

Katt brain tumour survivor
Katt de retour à la chasse après sa chirurgie cérébrale de février 2019.

Katt hésitait à s’inscrire à la marche. Elle avait des sentiments mitigés à la suite de son opération.

Plutôt que de ressentir un sentiment de soulagement en sachant que sa tumeur n’était pas maligne, le diagnostic de Katt a accru son anxiété. Quand elle a découvert sa pathologie, elle a été submergée par un sentiment de culpabilité. Pourquoi devrait-elle s’en sortir facilement alors que tant d’autres se battent pour leur vie?

« J’étais déchirée », dit Katt. « En fait, je me suis senti coupable et j’ai pleuré sur tout le chemin du retour. J’ai la voie facile – je n’ai à subir aucun traitement. »

Elle a dit que le fait d’entrer en contact avec la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales l’a aidée à valider ses sentiments et à lui donner la tranquillité d’esprit. Sa famille a également été un énorme pilier de soutien pendant cette période.

Cependant, subir une chirurgie au cerveau, ce n’est pas exactement la solution facile.

Katt a dû faire face à quelques effets secondaires – notamment des problèmes de reconnaissance spatiale. Associer des visages à des noms était incroyablement difficile pour elle.

« Je peux presque me perdre dans une foule de gens que je connais », explique-t-elle. « Mais je vais bien maintenant. Tout revient peu à peu. »

Lorsqu’elle a initialement tenté de reprendre son travail d’éducatrice de la petite enfance, l’atmosphère hautement sensorielle l’a dépassée. Elle est maintenant de retour au travail et insiste sur le fait que prendre son temps pour récupérer mentalement est tout aussi important que récupérer physiquement.

brain tumour survivor katt
Le parcours de Katt reside en sa force intérieure et extérieure.

Katt aide maintenant les gens à comprendre que les tumeurs cérébrales non malignes sont très graves et ont de graves conséquences.

Le cancer a tendance à dominer le discours concernant les tumeurs cérébrales, dit-elle, malgré le fait que les tumeurs non malignes représentent les deux tiers de tous les cas signalés.

« Il faut en parler », dit Katt. « (Les tumeurs cérébrales) vous affectent même si elles ne sont pas malignes. Les patients doivent très souvent subir des traitements contre le cancer, même pour les tumeurs non malignes. Il y a des effets secondaires de la chirurgie. Beaucoup de choses peuvent vous arriver. »

Katt a trouvé une source d’inspiration étonnante pendant son rétablissement – les chenilles. « Quelque chose au sujet de ces créatures impuissantes se transformant et prenant leur envol me touche profondément, » dit-elle.

Leur métamorphose en chrysalide est une métaphore parfaite de ma vie avant et après la tumeur cérébrale.

« J’ai traversé des épreuves », a-t-elle déclaré. « Mais je commence à en arriver à un point où j’ai l’impression d’être le papillon. »

Elle a gardé deux chrysalides, qui ont éclos en mars.

La beauté de cette transformation est quelque chose qui restera avec elle pour toujours.

Katt dit qu’elle a hâte de prendre la parole lors de la Marche des tumeurs cérébrales de Kitchener-Waterloo 2020. Elle et son équipe, Katt’s Tribe, seront là en pleine force.

Sa motivation est de sensibiliser les gens et de financer la recherche, en particulier pour les types de tumeurs plus rares comme la sienne.

Même si son parcours avec une tumeur cérébrale l’a profondément changée, elle reste toujours bien Katt. Sa force, à la fois mentale et physique, témoigne de sa résilience et de sa combativité.

La Fondation canadienne des tumeurs cérébrales est fière d’avoir Katt comme ambassadrice pour sa Marche des tumeurs cérébrales de Kitchener-Waterloo. Tout comme la chenille, elle développe de nouvelles ailes – cette fois en tant que défenseuse des droits des patients touchées par une tumeur cérébrale.