Une affaire de famille – L’histoire de Josée et Lukah

  le 19 avril, 2021
C’est une loterie qu’aucune famille ne souhaite gagner. Lukah Labrecque, 10 ans, et sa tante, Josée, de Sudbury, ont tous deux reçu un diagnostic de tumeur cérébrale à cinq mois d’intervalle, en 2019.

Mais à travers leurs circonstances communes, ils ont tous deux trouvé de la force en l’autre, et en eux-mêmes.

En juillet 2019, Josée se souvient avoir perdu toute sensation d’un côté de son corps. Elle était à la maison avec ses filles à ce moment-là, et s’est retrouvée aux urgences.

Elle a dit que c’était étrange, mais elle s’est sentie soulagée après avoir reçu son diagnostic. L’année précédente, elle avait souffert de migraines, de nausées, de vomissements et de pertes sporadiques de la vue et de l’équilibre. Mais rien n’était concret – ou du moins rien ne lui donnait l’impression que c’était en lien avec une tumeur cérébrale. Elle n’était même pas sûre qu’il se passait quelque chose, ce qui lui causait beaucoup d’anxiété.

« Lorsque j’ai enfin trouvé la cause de mes symptômes, j’ai ressenti du soulagement », dit-elle. « J’avais juste hâte de ne plus me sentir malade tout le temps ».

Six jours plus tard, Josée a subi une intervention chirurgicale de six heures pour retirer un médulloblastome de 3 cm qui se trouvait sur son cervelet. C’était le début d’un long processus de 30 traitements de radiothérapie au cerveau et à la colonne vertébrale.

Dès que Josée a découvert le programme de la Marche des tumeurs cérébrales, elle a su qu’elle voulait s’inscrire et commencer à collecter des fonds.

« Cela me rend heureuse de pouvoir redonner à la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales », dit-elle. « Je veux sensibiliser les gens aux symptômes – et ainsi permette un diagnostic plus rapide pour les personnes qui souffrent. »

Une nouvelle perspective

Josée a déclaré que depuis son diagnostic, elle vit davantage sa vie et essaie de ne rien prendre pour acquis.

« Je profite de chaque journée autant que je le peux », dit-elle. « Je passe plus de temps avec mes enfants et mon mari. Nous prenons maintenant le temps de souper ensemble et nous faisons des activités en famille plutôt qu’individuellement. »

Elle dit qu’il est triste qu’il faille ce genre de nouvelles pour changer son état d’esprit, mais que le lien avec sa famille a été une source de soutien irremplaçable.

« Je n’aurais pas pu m’en sortir sans l’aide de ma famille », dit-elle. « Ma sœur, mon frère, mes parents… ils ont toujours été là pour moi. »

Et bien sûr, cela inclut son neveu, Lukah.

Il suffit de parler une minute à l’élève de quatrième année pour savoir que ce garçon a le sens des mots.

Lukah est un grand fan de Fortnite, et fidèle à sa nature de joueur, lorsqu’il a reçu son diagnostic, il a su comment y faire face.

« Prenez un tireur d’élite et allez-y », dit-il, aussi nonchalamment que possible.

Pour lui, tout a commencé par d’étranges maux de tête qui ressemblaient beaucoup à des migraines. Il est allé passer une IRM, qui a conduit à un deuxième examen de contraste. C’est après cette IRM de contraste que Lukah a découvert « Gary ».

Gary est un gliome tectal – une petite tumeur de bas grade qui se trouve juste au sommet du tronc cérébral de Lukah. Lukah fait l’objet d’un suivi régulier pour détecter tout signe de progression et prend des médicaments pour soulager ses migraines.

Cependant… ce n’était pas sa plus grande préoccupation à ce moment-là.

« J’ai appris que j’avais ce petit ami dans ma tête », dit-il. « Mais l’esprit d’un élève de quatrième année ne se souvient pas de ce qui se passe… Je me concentrais sur le jeu vidéo auquel je devais jouer ».

Le soutien de la famille

La tante et le neveu ont pu se réconforter l’un l’autre, et Lukah a déclaré que parler à Josée l’avait aidé à mieux comprendre Gary. Josée s’inspire de la gentillesse, de la prévenance et du sens de l’humour aiguisé de Lukah. Leur situation commune les a rapprochés.

« Lukah est mon héros », dit-elle. « Il est toujours souriant et blagueur… C’est vraiment un enfant extraordinaire ».

Lukah continue d’aller à l’école et passe beaucoup de temps à jouer aux jeux vidéo, surtout que la saison de hockey a été annulée à cause du COVID-19.

Il n’est peut-être qu’un gardien de but pee-wee, mais Lukah a déjà arrêté des tirs de pros. Un jour comme les autres, Lukah et un ami étaient occupés à « jouer aux claviers » lorsque son frère lui a demandé de sortir pour prendre quelques tirs au but. CTV était là, a-t-il dit.

Alors Lukah a revêtu son équipement et est sorti pour aller jouer dehors.

« Je suis sorti et il y avait 15 caméras et 100 personnes face à moi », dit-il. « J’étais complètement… figé. Je ne savais pas quoi faire. »

Il s’est avéré que Tyler Bertuzzi, des Red Wings de Détroit, avait entendu parler de Lukah et s’est arrêté chez lui pour prendre quelques tirs au but dans l’allée du garage. La couverture médiatique qui en a résulté a donné un coup de fouet à la campagne de collecte de fonds de Josée. L’équipe de marcheurs a récolté plus de 15 000 dollars.