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Une nouvelle vie, un nouveau défi : le parcours de résilience de Nitika

  le 07 janvier, 2026

Nitika Chahar a grandi en Inde, où elle a rencontré son mari, donné naissance à des jumeaux et travaillé comme pharmacienne. Elle est arrivée au Canada en 2015, à l’âge de 30 ans, alors que ses jumeaux avaient trois ans et demi.

« Mon mari et moi étions remplis d’énergie et très enthousiastes à l’idée de ce déménagement », raconte Nitika, qui vit à Brampton, en Ontario. « Nous voulions offrir un meilleur avenir à notre famille. »

Avec de jeunes jumeaux, Nitika a choisi de se concentrer sur l’installation de sa famille et de ne pas poursuivre l’obtention de son permis de pharmacienne au Canada.

Elle a trouvé un emploi qu’elle aimait chez TD Canada Trust et, à tous égards, vivait la vie qu’elle avait rêvée.

Deuil, migraines et diagnostic inattendu

Tout a basculé en mars 2020, lorsqu’elle a perdu son père des suites d’un cancer. Comme si ce deuil n’était pas déjà accablant, ses migraines devenaient de plus en plus fréquentes. Son médecin l’a alors dirigée vers une IRM et, en mai 2020, Nitika a appris qu’elle avait une tumeur cérébrale.

« Je n’ai pas parlé de mon diagnostic à ma mère pendant plus d’un an », confie Nitika. « Elle m’en veut encore de ne pas lui avoir dit, mais elle venait de perdre son mari. Je ne pouvais pas lui annoncer cela. »

Au moment du diagnostic, la tumeur de Nitika mesurait huit millimètres. En mai 2023, elle avait atteint 18 millimètres et une chirurgie a été recommandée.

« Mon neurochirurgien prenait sa retraite en juin », explique-t-elle. « J’avais 15 jours pour décider s’il retirait la tumeur avant son départ ou s’il me dirigeait vers un autre spécialiste. Nous avons donc mis sur pause tous nos projets d’été et j’ai pris la décision rapide d’aller de l’avant avec la chirurgie. »

Pendant l’intervention, Nitika a subi un mini-AVC, ce qui a entraîné une faiblesse du côté droit de son corps.

« Je ne pouvais même pas tenir mon téléphone avec ma main droite », dit-elle. « Je ne pouvais pas marcher. J’ai dû réapprendre les gestes les plus simples. »

Se concentrer sur la guérison

Après un mois de réadaptation en établissement et deux mois de réadaptation externe, Nitika a fait des efforts constants pour retrouver une certaine normalité. Elle a pu recommencer à conduire à l’automne et est retournée au travail le printemps suivant.

« C’est encore un processus et la vie n’est plus la même », affirme-t-elle. « Mon corps se fatigue plus vite qu’avant, mais je suis capable de faire mon travail au quotidien. »

Comme environ sept millimètres de la tumeur sont toujours présents, Nitika passe une IRM tous les six mois.

« J’espère ne pas avoir à subir une autre chirurgie ni de radiothérapie », dit-elle. « C’est quelque chose que j’affronterai si cela se présente. »

Retrouver son autonomie

Aujourd’hui, sa priorité est sa famille et sa santé. Elle participe à des entraînements de type boot camp et pratique le yoga et la méditation, renforçant à la fois son corps et son esprit.

« Au début, je ne pouvais rien soulever parce que je n’avais plus de force dans les mains », explique-t-elle. « Je veux pouvoir faire l’épicerie sans attendre que quelqu’un m’aide à porter un sac de farine. Je veux être capable de faire ces choses par moi-même. »

Nitika continue de se dépasser et a même été finaliste au concours Mrs. Canada 2025. Elle s’est rendue seule à Montréal et a suivi le rythme exigeant d’un programme de cinq jours.

« Les matins sont très difficiles pour moi parce que mon cerveau me semble lourd », dit-elle. « Je devais me lever à 4 h chaque jour. J’avais peur de ne pas être capable de faire tout ce que faisaient les autres participantes, mais j’y suis arrivée. Cela m’a donné confiance. Savoir que je pouvais encore me maquiller et marcher sur scène, c’était un rêve à réaliser et je suis fière de l’avoir fait. »

Trouver la gratitude

Son expérience l’a rendue reconnaissante envers un pays qui l’a accueillie à bras ouverts.

« Pour moi, le système de santé canadien a été exceptionnel », affirme-t-elle. « Mon médecin a pris l’initiative de me faire passer une IRM. Je ne remercierai jamais assez mon neurochirurgien et mon équipe de réadaptation. Je suis très reconnaissante d’être ici, avec ma famille, et pour tout le soutien que j’ai reçu. »

Son parcours a également transformé sa vision du monde et le rythme auquel elle avance dans la vie.

« On court tellement dans la vie », dit-elle. « Faire ceci, faire cela, avoir ceci, avoir cela. Et finalement, tout revient à la santé. Si tu n’es pas en santé, si tu ne peux pas être là pour tes enfants, qu’est-ce qui est plus important que ça? »

Pour Nitika, la réponse est claire.

« On ne peut pas attendre demain », conclut-elle. « Il n’y a qu’aujourd’hui. »

Fondation canadienne des tumeurs cérébrales
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