Survie

Le diagnostic d’une tumeur cérébrale entraîne des émotions très complexes et peut avoir un impact important sur votre vie.

Apprenez-en davantage sur le retour au travail, la conduite automobile et les autres moyens par lesquels la survie peut influer sur votre vie.

Nous considérons que tout individu ayant entendu les mots «Vous avez une tumeur au cerveau», est un survivant à partir du moment où ils entendent ces mots. Il est possible qu’il vous prenne peut-être plus de temps pour vous sentir ainsi et vous pourriez être heureux, triste ou coupable d’être un survivant.

Un nouveau style de vie

Après le diagnostic et le traitement d’une tumeur cérébrale, il est fort probable que vous vouliez reprendre une vie normale. Voici quelques éléments à garder à l’esprit.

 

Perte de mémoire

La perte de mémoire à court terme est un défi que les personnes ayant reçu un diagnostic de tumeur cérébrale signalent fréquemment. Bien qu’elle soit souvent attribuée à la radiothérapie, il se peut que la chirurgie, la chimiothérapie et la tumeur même y  jouent un rôle. La perte de mémoire à court terme s’atténue avec le temps, mais trop souvent, elle devient une réalité permanente de la vie quotidienne.

  • Il existe de nombreux outils qui peuvent vous aider à vous adapter à une perte de mémoire à court terne  :
  • Prenez des notes, gardez un calepin et un crayon dans vos poches ou votre sac à main.
  • Gardez un bloc‑notes près de tous les téléphones.
  • Notez vos activités sur un calendrier ou dans un agenda quotidien.
  • Installez un tableau noir dans votre cuisine.
  • Utilisez un réveil, la sonnerie d’une montre ou la minuterie de la cuisinière pour vous rappeler d’accomplir une tâche particulière.
  • Demandez aux autres de vous aider en vous fournissant des rappels.

 

Lisez notre feuillet d’information sur   les effets cognitifs des tumeurs cérébrales.

Retour au travail

À la suite du diagnostic et du traitement, on encourage les patients à discuter de leur retour au travail avec leur oncologue. Si vous avez de la difficulté à remplir vos fonctions au travail, veuillez discuter de la situation avec votre oncologue puisqu’il se peut que vous deviez prolonger votre congé d’invalidité.

Si vous estimez qu’il est impossible de retourner au travail, envisagez des activités alternatives qui pourraient être enrichissantes.

Conduite automobile

Lorsqu’il est confronté au diagnostic et au traitement d’une tumeur cérébrale, un fournisseur de soins de santé peut évaluer l’impact de la tumeur sur votre capacité à conduire. Selon les directives de l’Association médicale canadienne, si un professionnel de la santé estime que vous ne pouvez plus conduire un véhicule en toute sécurité, votre permis de conduire est considéré comme éligible à la suspension.

Sinon, un fournisseur de soins de santé peut choisir de vous conseiller de ne pas conduire, plutôt que de contacter la Société d’assurances automobile de la province et de recommander la suspension de votre permis de conduire.

Bien que le défi de ne pas avoir de permis de conduire puisse être ressenti comme une perte d’indépendance, il est important de se rappeler que la suspension de permis de conduire est courante pour les patients atteints de tumeur au cerveau et que vous pourriez être admissible à le récupérer après un certain temps.

Apprenez-en davantage sur les facteurs qui ont une incidence sur la conduite avec une tumeur cérébrale en discutant avec votre équipe soignante et/ou en consultant un représentant au bureau de votre Ministère des transports.

 

Lisez notre feuillet sur les tumeurs cérébrales et la conduite automobile.

Voyager

Si vous envisagez de voyager hors de la province ou à l’étranger, assurez‑vous de disposer d’une assurance. Compte tenu de votre problème de santé préexistant, il est peu probable que votre demande d’assurance médicale soit  approuvée.

Discutez avec votre médecin de vos projets de voyage. Si on vous a recommandé de ne pas conduire, prenez cette recommandation au sérieux. Si vous avez des enfants, les membres de votre équipe de professionnels de la santé sont tenus de signaler votre situation de conduite à la société de protection de l’enfance, s’ils le jugent nécessaire. Nous vous encourageons à tenir une conversation ouverte et franche avec